mercredi 30 décembre 2015

Effets collatéraux renouvelables

Effets collatéraux renouvelables

Vu sur Twitter http://macop21.fr/direct/jeudi-3-decembre/




Vu dans le bilan de la Commission de Régulation de l’Énergie  http://www.cre.fr/operateurs/service-public-de-l-electricite-cspe/montant


(Plus de 3 milliards d'euros pour le surcoût 2015 du tarif éolien/photovoltaïque, dont l'essentiel est supporté par les factures des consommateurs)

Vu le même 3 décembre sur le même Twitter

 
Vu dans le document CRE ci dessus

Cette différence entre les 2 lignes explique un trou dans la comptabilité d'EDF qui a l'obligation d'acheter les MWh éoliens/photovoltaïques au prix fort et doit pleurer auprès de l’État actionnaire dans l'espoir de récupérer cette avance de comptabilité.
En 2013, ce trou de la CSPE représentait 5 milliards d'euros, que l’État avait fini par s'engager à rembourser...d'ici 2018 http://www.lesechos.fr/14/01/2013/lesechos.fr/0202496775856_taxe-sur-l-electricite---l-etat-va-reverser-pres-de-5-milliards-a-edf.htm 


EDF, principal fleuron de notre économie que le monde nous enviait pour sa production abondante, maîtrisée, bon marché et décarbonée pour plus de 95%, vient de se faire sortir sans ménagements du Cac 40, en pleine déroute financière.
La responsabilité de l’État, pourtant principal actionnaire, est pointée du doigt par les analystes.
http://www.boursorama.com/actualites/ex-vedette-du-cac-40-edf-paye-les-consequences-de-nombreuses-incertitudes-75ce102855fd3f996164b83258ea596c

Comble de l'ironie, les investissements dans le perfectionnement des technologies propres comme la 1° mondiale que devrait constituer sa centrale CCG (Cycle combiné à gaz) de Bouchain, sont condamnés à voir leur rentabilité s'effondrer lorsque le vent souffle au point de devoir payer pour écouler leur production....et être concurrencées par le charbon, meilleur marché, le reste du temps.
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle Engie (GDF) avait mises sous cocon ses centrales ultramodernes les plus propres en 2013, avec les conséquences sur l'emploi que l'on sait et le risque de black out si ces centrales n'était plus en mesure de rouvrir en cas de besoin lié aux aléas climatiques, ainsi qu'a menacé de le faire la centrale allemande d'Irshing malgré les subventions destinées à la maintenir ouverte.

Le développement des énergies renouvelables correspond à une politique engagée à la fin du siècle dernier. Ne serait il pas souhaitable de procéder à un bilan objectif de bientôt un quart de siècle de développement des énergies intermittentes.
1°) Ces énergies qui étaient réputées offrir une "rente à la collectivité" à partir de 2015, se révèlent plus coûteuses chaque année.
2°) Il est facile de comprendre qu'en aucun cas, elles pourraient permettre d'abaisser les émissions de CO2, l'hypothétique  scénario 100% renouvelable doublerait même pratiquement les émissions liées à la production d'électricité. http://lemontchampot.blogspot.fr/2015/11/cop-21-suicide-climatique-leolienne.html
3°) Mais à l'instar du champion éolien danois, en échec sur son propre terrain, a-t-on pris la mesure des conséquences catastrophiques sur la précarité, sur nos fleurons industriels et sur l'emploi?

Le secteur de l'énergie est déterminant pour la France de demain.
La priorité actuellement donnée à des énergies intermittentes fausse la donne en enlevant toute visibilité à des investissements dans des alternatives pérennes. Les effets collatéraux de ce dernier point sont les moins visibles, ils n'en seront pas moins assurément les plus lourds de conséquences.

Il serait dramatique qu'une vision stratégique de long terme soit susceptible d'être occultée par des tabous d'origine doctrinaire, ou, pire encore, d'ordre électoraliste.

Les incantations à la "croissance verte" ne sauraient suffire.
Elles sont démenties par les faits, les chiffres d'un bilan complet sont désormais nécessaires.

mercredi 23 décembre 2015

La vierge, le violeur et la grenouille



La vierge, le violeur et la grenouille.

 La vierge
Le patrimoine paysager de la France abonde en territoires ruraux que nos voisins nous envient.
Leur petit patrimoine architectural est bien souvent resté authentique, leurs paysages n’ont pas été banalisés par l’expansion urbaine, industrielle ou commerciale.
C’est leur handicap mais aussi leur force.
C’est leur spécificité.

 
La question n’est pas de contester la force esthétique émanant de l’architecture de mégalopoles comme Dubaï ou Shangaï, mais d’attirer l’attention sur l’identité de nos campagnes que révèle la beauté de leurs paysages.
Le violeur
Une ligne très haute tension n’est ni belle ni laide. 
Elle viole simplement la nature, lorsque celle-ci est encore vierge.
Cette virginité constitue un atout majeur pour les petits villages concernés. 
Bien souvent, c’est même, malheureusement, leur seul atout.
Leur identité est liée à leur petit patrimoine bâti dont les clochers culminent à moins de 50m. Les éoliennes, hors d'échelle avec un cadre dans lequel elles ne peuvent s'insérer sans le dénaturer, bouleversent cet équilibre en ridiculisant leurs proportions.
L'impact visuel d'une éolienne de 150m de haut est considéré 300 fois plus important que celui d'une de 50m. (1)
La rotation de leurs pales en amplifie encore l'impact en obsédant le regard.

Tout l'attrait lié à l'harmonie de ces paysages bucoliques est alors rompu de façon aussi certaine que le mystère de l'expression de Mona Lisa le serait par des moustaches animées au dessus de son sourire.
Quel que soit tout avis personnel concernant la moustache, celle ci ne saurait qu'offenser la Joconde.
Quelle que soit la fascination que puisse exercer, sur certains, le mouvement de monstres de 150m de haut, la rotation de leurs pales, d'un diamètre supérieur à celui d'un Airbus A 380, détruit immanquablement l'essence même du patrimoine paysager.
En contrepartie de ce viol, de cette humiliation, des contreparties financières sont promises, ne qualifions pas ce type de marché de dupes, qui porte pourtant un nom.
Leurs auteurs semblent considérer avoir hérité de cette nature quand ils ne font que l’emprunter aux générations futures.
La grenouille
 
La fable de la grenouille prétend que « Si l'on plonge subitement une grenouille dans de l'eau chaude, elle s'échappe d'un bond ; alors que si on la plonge dans l'eau froide et qu'on porte très progressivement l'eau à ébullition, la grenouille s'engourdit ou s'habitue à la température pour finir ébouillantée. »

Lors des implantations de centrales éoliennes, les plus sensibles déplorent le viol de leur environnement dès l’implantation du mât de mesure anémométrique. Mais dans l’attente des retombées financières, d’autres s’y habituent vite, bien que le clignotement de son  œil rouge qui surplombe le village du haut de ses 80m à 100m de hauteur annonce des machines autrement plus imposantes, plus proches et plus intrusives encore.

Les retours d’expérience enseignent que pour avoir un peu plus de retombées fiscales, nombre de projets connaissent ensuite une extension exponentielle. N’entraînant d’ailleurs pas forcément des retombées fiscales localement, puisqu’une fois le cadre dénaturé, la plupart des protections paysagères tombent et les villages alentour s’en donnent à cœur joie.

Cependant, comme pour les grenouilles dans l’eau chaude, la multiplication progressive de ces « zones industrielles sans emploi » ne change que subrepticement le cadre de vie.

Cette progressivité de la dégradation de l’environnement proche permet ainsi de s’habituer au bruit, à la banalisation du paysage, aux crépitements incessants des flashs lumineux et d’en oublier le charme des nuits silencieuses et étoilées ainsi que la douceur du cadre vierge que nous avaient légué nos parents et qu’on n’a même plus le cœur de regarder.
Comment le faire d’ailleurs sans avoir le regard capté par l’obsédante rotation de ces gigantesques aérogénérateurs.

Cette richesse était un luxe, surtout pour ceux qui n’avaient rien d’autre.

Point d’orgue de ce mépris de notre patrimoine naturel, la coutume est déjà bien ancrée de consacrer ces lieux désormais dénaturés mais sans surveillance et identifiables de très loin pour organiser des raves-parties regroupant jusqu’à 1000 fanatiques de musique techno.

Il aura, bien sûr, fallu en passer par là pour produire et transporter l’électricité, construire des usines, étendre l’urbanisation et les paysages doivent évoluer avec la société. Le développement éolien pourrait être un mal nécessaire pour sauver la planète, bien que tout indique le contraire.
La destruction systémique de notre patrimoine paysager par la généralisation d'éoliennes dans tout notre territoire national n'en est pas moins inédite.

En octobre 2007, Nicolas Hulot aurait déclaré dans le Figaro "...Des champs d'éoliennes dans des friches industrielles ne choqueront personne. Mais lorsque l'on sacrifie des paysages magnifiques, je comprends qu'il y ait des réactions…"

Et c'est bien là qu'est le problème. Ce sacrifice nous promet on, n’est pas irréversible, mais ne s’appliquerait qu’à la trentaine de prochaines années, si les conditions de remise en état sont respectées.
Bien sûr.

Tourisme vert

Tourisme vert

(ou, "le rêve parti")
("Article source" destiné à illustrer un propos sans en alourdir le texte)

La visibilité des centrales éoliennes et leur absence de surveillance en feraient des lieux de rendez vous rêvés pour un tourisme marginal.
 (Source photo: l'Indépendant 21 juillet 2015)
Le phénomène est expliqué dans:
http://www.economiematin.fr/news-eoliennes-victime-delinquance-campagnes-sante
L'habitude en semble parfois bien ancrée
Pouvant regrouper 1000 fêtards, adeptes de musique techno
https://www.facebook.com/heraultH24/posts/681073225312192
Qui se termine parfois bien
http://www.lavoixdunord.fr/region/audincthun-une-free-party-au-pied-des-eoliennes-ia37b0n2904860
http://www.midilibre.fr/2012/11/26/une-rave-party-sous-les-eoliennes,600709.php
Malheureusement, parfois de façon dramatique
http://www.ladepeche.fr/article/2015/06/02/2116444-jeune-17-ans-retrouve-mort-apres-rave-party.html
Parfois sous surveillance
http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/departement/allier/vichy/2015/04/13/une-rave-party-au-pied-des-eoliennes_11402877.html
Parfois bien bruyantes
http://www.lepaysbriard.fr/rave-party-au-parc-eolien-20489/
Se prolongeant dans la matinée
http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/la-roche-sur-yon-85000/rave-party-reveil-dans-le-calme-apres-la-fete-au-pied-des-eoliennes-3256175
regroupant jusqu'à 800 personnes
http://www.lindependant.fr/2015/07/21/a-villeseque-800-raveurs-le-week-end,2062221.php
Interrompues par la gendarmerie
http://www.lunion.fr/563667/article/2015-10-04/une-rave-party-interrompue-par-les-gendarmes-pres-de-chateau-thierry
http://www.alvinet.com/similaires/rave-party-interrompue-gendarmes-chateau-thierry/27776537
Parfois bon enfant
https://www.youtube.com/watch?v=Pv66M6uV3IE

.......inutile d'en ajouter d'avantage, il suffit de taper "rave party éoliennes" sur Google, pour se faire une idée du phénomène.


Heureusement ce n'est pas le seul type de tourisme qu'attirent les éoliennes!
Des cars entiers de curieux sont en effet amenés par les développeurs de projets, à titre d'information, pendant l'élaboration des implantations dans leurs propres communes.
On peut supposer qu'ils mettent un point d'honneur à ne laisser traîner ni papier gras ni peaux de saucissons en cas de pique nique sur le site.

Dans les régions de France les moins ventées, l'éolien se développe généralement avec un décalage de quelques années.
La plupart de ces régions sont promises à des centaines d'éoliennes.
N'espérons plus trop qu'on se déplace pour en voir.

Ce n'est pas pour autant bien sûr, que la présence d'éoliennes dissuade les touristes de façon rédhibitoire.

mardi 22 décembre 2015

Le contre emploi éolien



Le monde de demain

Gouverner c’est prévoir et prévoir c’est anticiper le monde de demain.

Ce monde semble exposé à l'interaction de 3 menaces essentielles relatives à: l’énergie, aux ressources et au climat.
Malgré les centaines de milliers de décès prématurés liés à la pollution de notre planète, cette cause environnementale pourrait être reléguée à la 4° position des urgences, tant les 3 premiers paramètres semblent liées à la survie de l'espèce par leurs conséquences géopolitiques dramatiques.

L’anticipation des problèmes de demain justifie un effort des finances publiques pour favoriser l’émergence de réponses aux nouveaux défis. Le développement de l’électricité nucléaire, décidé par le Général de Gaulle n’a pu se réaliser que grâce à d’importantes subventions publiques. Cette politique était censée répondre à une volonté stratégique d’autonomie énergétique.
Volontairement ou non, elle aura anticipé le dramatique impact sanitaire de la pollution du charbon permettant à une étude émanant "de sources crédibles et indépendantes de tout lobby du nucléaire" d'affirmer, preuves à l'appui que depuis 1971, l'énergie nucléaire a sauvé 1.84 millions de vies!
L'étude a déjà été relue par trois chercheurs anonymes, ainsi que par le Laboratoire national des énergies renouvelables des Etats-Unis, a été financée par la fondation à but non-lucratif Lenfest, l'Université de Columbia et la  Nasa. Elle considère que le nucléaire pourrait sauver jusqu'à 7 millions de vies d'ici 2050 en comparaison des différents mix énergétiques retenus. 

Quelle que soit la polémique sur les coûts de son démantèlement et du traitement de ses déchets, après les subventions de départ, la « rente nucléaire » aura représenté notre principal atout industriel. En tout état de cause, les directives européennes concernant la libre concurrence n’auraient pas permis qu’une filière, si vertueuse soit elle, bénéficie de subventions d’État une fois mature.

Un demi-siècle plus tard, personne ne s’étonne que l’émergence d’une technologie datant de la Perse antique doive bénéficier encore de cette aide d’État et d'intervention auprès de la commission européenne pour pouvoir déroger encore à cette règle de libre concurrence, et prolonger les subventions afin de respecter des objectifs européens décidés au siècle dernier, sans que l'efficacité des moyens en regard de l'objectif qu'ils étaient réputés atteindre ne semblent avoir fait l'objet du moindre bilan positif ou d'un examen critique.
 Et cela, bientôt un demi siècle après que le premier parc éolien digne de ce nom ait été mis en route au Danemark, en 1971, avec une puissance de 5MW. 
Sachant que la production d’électricité par la force du vent était déjà connue au 19° siècle.



A en croire les chantres des moulins à vent, les accords pour le climat de la COP 21 de Paris sonneraient pourtant l'accélération de leur développement en France, alors qu’il n’est pas très difficile de comprendre qu’il n’y a pas une tonne de CO2 à économiser sur les émissions de notre parc de production d’électricité qui n’en émet pas et l’improbable scénario 100% renouvelable généralement chiffré à la bagatelle de 1000 milliards d’euros d’ici 2040 aurait pour principal effet de les accroître. 
Les chiffres sont dérangeants, mais incontournables.

Sans anticiper sur les fabuleux horizons ouverts par le Stellarator allemand, véritable « soleil artificiel » dont  pas un mot n’a évoqué la réussite des essais prometteurs lors de cette grand messe de l’énergie, l’évolution exponentielle de la technologie peut faire rêver à l’émergence de nouveautés défiant les lois de la physique, ou à un étonnant retour de la fusion froide. Aussi sceptique qu'on puisse rester sur ces 2 hypothèses, force est de constater que des avancées technologiques comme le Rawlemon semblent déjà en mesure de ridiculiser les milliers d'hectares de panneaux photovoltaïques.
Ce qui n’augure rien de bon pour l’image de nos Jurassic Parks éoliens de demain.
Selon le terme emprunté à L.Grangeon.

D’autant que des études aussi sérieuses que celle du M.I.T (Massachusettss Technology Institute) affirment que la rotation des pales d’éoliennes, qui s’opposent à la force du vent avec une formidable puissance totale équivalent à celle de quelques 400 réacteurs nucléaires, serait responsable d’environ 0.3° de réchauffement, principalement dans le nord de l'Europe, soit, grosso modo, rien moins que l’élévation constatée sur la fameuse courbe en crosse de hockey, ou courbe de Mann…

Le développement des panneaux photovoltaïques s’est accompagné de scandales sanitaires de grande ampleur et bien peu écologiques.
Les études les plus récentes laissent craindre l’explosion d’un autre type de scandale sanitaire concernant l’exposition des riverains aux vibrations, bruits de basses fréquences et infrasons des éoliennes.
Celles-ci semblent, en effet avoir quelques difficultés à respecter le code de la santé publique, notamment concernant leurs basses fréquences.

Depuis le 26 aout 2011, le problème ne serait que curieusement résolu, par la décision de dispenser les éoliennes de ce code. 

En raison de ses surcapacités en production de base, la France est, de loin,  le principal exportateur d'électricité d'Europe. La garantie de sa production en fait le régulateur du réseau électrique européen. 

Est il donc si urgent d'implanter un maximum d'éoliennes au nom de la réduction du CO2, de l'écologie et de la santé?






dimanche 20 décembre 2015

Sources complémentaires des "dessous de l'enjeu sanitaire"

Sources:

1 "La pondération A vise à procurer une évaluation sommaire de la sonie des bruits perçus
: elle atténue donc fortement les basses fréquences par rapport aux fréquences moyennes et
hautes. La relation entre la gêne exprimée et le niveau de bruit mesuré en dB(A) reste faible.
Le dB(A) est assez généralement présenté comme un indicateur inadapté pour les
basses fréquences, malgré la part de bruit de moyennes et hautes fréquences susceptible
d’intervenir dans le bruit de sifflement en bout de pales. L’emploi du dB(A) pour évaluer la
gêne due aux Basses Fréquences (et partant aux éoliennes) conduit à une sous estimation
générale de la nuisance rapportée dans l'environnement.
Une approche modifiée au moyen d'une pondération fréquentielle (désignée par J)
limitant l'atténuation de la pondération A en deçà de 20 Hz a été tentée par certains auteurs :
elle est surtout efficace aux faibles niveaux de nuisance." Rapport AFSSET mars 2008 p 32.


2 "Des mesures d'émergences par bande de fréquence ont été réalisées pour trois sites
différents. L'analyse des trois mesures présentées permet de constater que le respect des
exigences réglementaires en dB(A) et le respect des émergences spectrales ne sont pas
liés : dans certains cas, les émergences spectrales peuvent être non conformes pour des
émergences en dB(A) conformes
. Ces dépassements de valeurs limites d'émergences, qui
restent propres aux quelques exemples étudiés, se situent essentiellement dans les basses
fréquences et sont faibles
."
Rapport AFSSET mars 2008 p 13.

mercredi 16 décembre 2015

Montée des eaux



Bangladesh, Kutubdia, l'île engloutie
Jean Pierre Riou

L’île de Kutubdia est menacée d’être engloutie, victime de la montée des eaux !  

Selon Le Figaro, « Hussain tremble à l’idée de devoir à nouveau déménager pour laisser la place à des promoteurs qui construisent des hôtels en série et cherchent à obtenir l’agrandissement de l’aéroport, près de l’une des plus longues plages du monde. »

Cette certaine confiance des promoteurs étonne, mais surtout dénonce les importantes quantités de sable qu’ils prélèvent pour leur béton et leurs répercussions sur l’érosion des rivages.

Ce classique phénomène d'érosion vient en effet à l'idée quand on constate que Kutubdia se trouve entre 2 marégraphes remarquablement stables qui ne trahissent pas de montée spectaculaire du niveau de la mer depuis 35 ans.
Pour le moins...





Mais il se pourrait que Kutubdia doive sa malédiction à sa situation sur la « Ride 90° Est », si on en croit la thèse sur son « effet sur l’évolution récente de la subduction oblique Indo-Birmane ». 
Cette subduction entrainant, comme son nom l’indique, l’enfoncement d’une plaque tectonique sous une autre, donnant ainsi l’impression d’autant plus désagréable que l’eau monte que le relief de l’île est quasi inexistant.




Or, contrairement à ce que d’improbables déclarations auraient laissé supposer, l’influence du climat sur la tectonique des plaques ne semble pas encore avoir fait l’objet de la moindre spéculation intellectuelle.
Le propos n’étant pas de contester le réchauffement récent, ni même d’affirmer que la montée des eaux n’est pas responsable de cette catastrophe, mais d’inciter à ouvrir les yeux sur tous les paramètres avant de hurler avec les loups à chaque inondation.

dimanche 13 décembre 2015

Pas de plan B pour la planète



Pas de plan B pour la planète

La fin des hypothèses contre productives: la nécessité du pragmatisme

La Cop 21 s’achève sur l’objectif ambitieux d’un réchauffement limité à 1,5° à la fin du siècle.
Cet accord a été largement salué par tous les pays, particulièrement les plus gravement menacés par le spectre du réchauffement climatique.

La France, cheville ouvrière de cet accord qualifié d’historique, se doit d’être exemplaire.
Et devra s’attaquer de façon pragmatique aux émissions de gaz à effet de serre et abandonner, en même temps, tout dogmatisme sur des hypothèses qui se sont révélées inefficaces et même contre productives.

Le triste bilan carbone du développement des énergies renouvelables est éloquent sur ce point, sans même évoquer le fait que le parc de production d’électricité français n’émet pas de CO2, pour 98% de sa production.
Il faut donc se réjouir que l’accord ambitieux arraché hier par la diplomatie française ne mentionne qu’une seule fois le terme d’énergie renouvelable et que cette mention ne concerne que les pays qui n’ont pas encore d’accès décent à l’énergie, notamment l’Afrique.

Ce texte énonce ses objectifs en matière de climat et garde le silence sur la doctrine qui était réputée y parvenir, mais qui, depuis, a été largement démentie par les faits.

L’échec environnemental d’un quart de siècle de développement d’énergies renouvelables en Allemagne qui la classe aujourd’hui encore au 1° rang des plus gros pollueurs européens doit faire comprendre le rôle prépondérant que devront prendre, à leur place, les nouvelles technologies.

Peu de média ont relayé la véritable révolution solaire de l’Allemagne lors de cette COP 21 http://fr.ubergizmo.com/2015/12/13/fusion-nucleaire-allemagne-stellarator.html

Il est aisé de comprendre qu’en se focalisant jusqu'alors sur la production d’électricité en France, on s’attaquait à un faux problème.
L’Allemagne a prouvé que les énergies renouvelables étaient une fausse solution.
Du moins, en ce qui concerne la production intermittente de son colossal parc éolien.

On connait des moyens infiniment moins coûteux pour le contribuable qui limitent effectivement les émissions de GES dans tous les autres domaines que celui de la production d’électricité.

Il n’y aura pas de plan B. 
Loin de tout arrangements électoraliste et doctrinaire sur les méthodes, le pragmatisme de l’accord d’hier et la révolution solaire allemande redonnent espoir.

samedi 12 décembre 2015

Le paradoxe éolien

Le paradoxe éolien

Pourtant symbole de la lutte contre le réchauffement climatique, les éoliennes pourraient, bien au contraire, y participer de façon non négligeable.
En météorologie l’effet papillon, énoncé par Edward Lorenz: « Does the Flap of a Butterfly's Wings in Brazil Set off a Tornado in Texas? » symbolise les réactions en chaine susceptibles d’entraîner des effets disproportionnés, telle que celle du battement d'ailes d'un papillon au Brésil qui serait susceptible de déclencher une tornade au Texas.
Le rôle des éoliennes sur la circulation des vents ne saurait être sous estimé. Leur puissance totale est supérieure à celle de 400 réacteurs nucléaires et capte son énergie de celle du vent qu'elle ralentit, dévie et dont elle modifie fondamentalement les turbulences.


En 2010, La Chaine Météo relayait une étude du très sérieux MIT (Massachusetts Technology Institute), qui révélait qu’une production éolienne de 10% de la demande énergétique entrainerait un réchauffement de l’ordre de 1° dans les zones concernées et des répercussions sur la température mondiale.
Selon cette étude, les éoliennes off shore auraient le résultat inverse et rafraichiraient les températures d’1° dans les régions concernées.
En 2012, une étude tout aussi sérieuse menée au Texas et publiée dans la revue « Nature Climate Change » évoquait même un réchauffement de 0.72° par décennie dans les régions abondamment dotées d’éoliennes.
Inutile d’évoquer le peu d’écho médiatique de ces études dérangeantes.

Le 11 février 2014, le CNRS communiquait les conclusions de son étude sur le sujet, élaborée avec la collaboration du CEA et de l’UVSQ, de l’INERIS et l’ENEA, publiée dans la revue revue "Nature Communications" le même jour et reprise par Le Monde.
Cette étude confirme le réchauffement provoqué par les éoliennes, mais se veut rassurante en envisageant un maximum de 0.3° à horizon 2020.
Le réchauffement du continent serait en partie compensé par un effet inverse des éoliennes off shore. Les modélisations utilisent donc une projection qui « verrait un déploiement des turbines sur l'ensemble du continent, ainsi qu'un important développement des fermes offshore notamment en mer du Nord et dans la Baltique ».

L’article poursuit : «  Résultat : des écarts de température atteignant au maximum 0,3 °C sont possibles dans certaines régions, principalement en hiver et envisagent un très léger réchauffement dans le nord de l'Europe (sur la mer Baltique notamment) et refroidissement dans le Sud-Est, en raison d'une légère rotation des vents d'ouest vers le nord, sur l'Europe de l'Ouest. Ils envisagent également une légère baisse des cumuls de précipitations saisonnières au centre de l'Europe, de 5 % au maximum (soit 0,15 mm par jour).
Mais ces différences resteraient "nettement plus faibles que les différences typiques de températures ou de précipitations d’un hiver à l’autre, et leurs implications sur l’énergétique globale de la terre sont bien moindres que celle du changement climatique dû à l’augmentation des gaz à effet de serre"
(L'inverse aurait été cocasse).

Il est troublant de constater que cette modélisation des effets des éoliennes coïncide strictement aux effets du changement climatique, ainsi décrit par l’Agence pour l’environnement:   « Si les précipitations diminuent dans les régions méridionales, il est établi dans le rapport qu'elles augmentent en Europe septentrionale. Ces tendances devraient se poursuivre. Le changement climatique devrait augmenter la fréquence des débordements des cours d’eau et rivières, surtout dans le nord de l'Europe, car l'augmentation des températures intensifie le cycle de l'eau.»)

Et que ces 0.3° considérés marginaux par rapport à l’effet de serre, correspondent, ni plus ni moins, à la courbe en crosse de hockey annonciatrice du réchauffement climatique, dont la partie rouge n'est que la projection apocalyptique.



L'étude du CNRS prend d'ailleurs le problème suffisamment au sérieux pour avertir en conclusion: "Dans ce contexte, il est nécessaire de produire de nouvelles études utilisant d’autres modèles et différents scénarios de développement de production d’énergie éolienne pour déterminer précisément quelles seront les conséquences d’un déploiement encore plus massif de l’éolien à l’horizon 2050".


En décembre dernier, une étude de grande ampleur "A review on small scale windturbines" (Abhishiktha Tummala & al) a passé en revue la littérature scientifique sur le sujet.
Ses conclusions sont sans appel:  
"From the above results a conclusion can be drawn that installing large scale windfarms might lead to significant weather changes, so there arises a need to effectively use this wind energy without causing any adverse effects to the atmosphere.
The large scale windfarms are not a sustainable viable option for renewable power production."
 
("En raison des résultats ci dessus, on peut conclure que l'installation d'éoliennes de grande taille pourrait entraîner des modifications significatives du climat, il apparait ainsi le besoin d'utiliser l'énergie du vent sans entrainer d'effets néfastes sur l'atmosphère.
Les éoliennes de grande taille ne sont pas une option durable viable de production d'énergie renouvelable".) (p 1352)

Ce qui a le mérite d'être clair. 
L'étude conclut à la nécessité de développer, le cas échéant, des petits modèles d'éoliennes à axe vertical et dénonce sans ambiguïté l'importance des effets néfastes sur le climat des grands champs d'éoliennes. 
Elle mentionne les conclusions de Wang & al  qui prévoyaient qu'une simple couverture de 10 à 15% des besoins par des champs d'éoliennes industrielles entrainerait une élévation générale des températures. Et que celle ci serait de l'ordre de + 1° dans les zones concernées.

L'efficacité des éoliennes dans la réduction des émissions de CO2 est bien loin de faire l'objet du moindre consensus. Leur impact néfaste sur le climat ne peut que renforcer la remise en question de leur utilité.

Le même mois, la COP 21 rappelait que pour maintenir le réchauffement à moins de 2° d'ici 2100, la priorité absolue était de limiter les émissions de gaz à effet de serre.
A part une allusion à l'Afrique, en page 2 des accords de Paris, les énergies renouvelables n'y sont même pas évoquées.

Ceux qui ont conclu que leur application impliquait l'accélération du développement éolien ont ils bien tout compris?

jeudi 10 décembre 2015

Énergie festive

Énergies festives

Peu de monde semble s'intéresser à la prouesse de l'institut Max Planck qui vient d'ouvrir, aujourd'hui 10 décembre,  la voie aux énergies de demain, susceptibles de reproduire le mécanisme de l'énergie solaire en offrant au monde une énergie abondante non émettrice de CO2.
Par contre, un grand battage médiatique nous vante les performances des énergies renouvelables installées dans Paris depuis le 28 novembre. COP 21 oblige.Selon « Le Parisien » « Une éolienne de 20 m de haut et 440 panneaux photovoltaïques ont été installés sur le rond-point des Champs-Elysées afin d’alimenter les illuminations de Noël. Les passants peuvent également contribuer à la production d’électricité grâce à une série de dispositifs (vélos, balançoires, tapis de marche) installés tout le long de la plus célèbre avenue parisienne ».

Un lien permet même de mesurer les prouesses de ces fabuleuses technologies
http://ensemble-cop21.fr/#Champs





Et constater qu'en 13 jours, soit 312 heures les 1109KWh produits correspondent donc à une puissance moyenne de ...3,5KW.


Bien sûr, les cyclistes, marcheurs et balanceurs se sont peut être assoupis en période nocturne, ainsi que les panneaux photovoltaïques. Le vent, quant à lui n'a peut être pas soufflé en permanence.
La puissance de 3,5 KW est une moyenne.
Mais au delà de la moyenne, car c’est souvent la nuit qu’on voudrait s’éclairer et qu'en dehors de l'effort fourni par les volontaires, aucune production n'est en fait garantie au moment où on en aurait besoin. Faute de batteries supplémentaires, une autre source d’énergie rapidement mobilisable reste nécessaire.
Nos Champs Élysées ont eu leur électricité verte, tout le monde est content bien qu'on connaisse le peu d'énergie nécessaire aux ampoules "LED".

Pour l'anecdote, Le 20 mars 2012, J.M.Jancovici démontrait devant une commission sénatoriale le peu d’intérêt de l'expérience pédestre ou cycliste en établissant qu'une personne bien entraînée ne pouvait produire plus de 0,5kWh dans une journée.
  Aussi festive et bonne pour la santé que puisse être l'expérience des Champs Elysées, comment y voir l'image des besoins énergétiques de notre industrie.

Alors qu'on semble détourner pudiquement les yeux des fantastiques progrès annoncés dans le domaine de l'énergie par l'expérience du Wendelstein 7-X, comment ne pas évoquer la phrase de Jean de Kervasdoué en 2013:  

"les élites et élus du PS ne croient plus au progrès et, plus grave encore, au raisonnement rationnel. Ils confondent valeurs et faits empiriques, mélangent légitimité politique et légitimité scientifique et, en juristes qu’ils sont le plus souvent, cessent de regarder le Monde, ils le rêvent." 

L'avènement de l'énergie solaire

L'avènement de l'énergie "Solaire"

Le monde entier a les yeux tournés vers les énergies du futur.
La COP 21 Paris 2015 cherche un accord permettant de limiter les émissions de CO2 sans limiter l’accès à l’énergie des nations en développement.
L’évolution exponentielle des technologies laisse espérer une énergie abondante et non émettrice de CO2. Une des hypothèses envisagées repose sur une réaction comparable à celle de l’énergie solaire. Elle requiert la capacité de maintenir expérimentalement une température de 100 millions de degrés !
Cette expérience vient d’avoir lieu aujourd'hui 10 décembre entre 12heures et 13 heures.

Le Wendelstein 7-X de l’Institut Max Planck a produit avec succès un « plasma » de 1 million de degrés Celsius. (*)
Et ouvre des horizons insoupçonnés dans le domaine de l’énergie.
Par comparaison, la température est de 5000° à la surface du soleil et de 15 millions en son cœur.

La plupart des médias ayant les yeux rivés sur la COP 21, elle-même focalisée sur son catéchisme des énergies de demain, le Mont Champot se fait un devoir d'en relayer l'information.
Des ingénieurs danois ayant participé au projet, c’est par la presse danoise que  le Mont Champot l’a appris.
http://nyhederne.tv2.dk/udland/2015-12-10-dansk-jubel-i-tyskland-kan-dette-lysglimt-loese-fremtidens-energibehov  

* Nous avions précédemment indiqué par erreur 100 millions de degrés  

vendredi 4 décembre 2015

Témoignage médical

Témoignage médical

Courriel du Docteur Pierre Allary à son député
Reproduit avec l'autorisation du Dr P.Allary 

Cher Monsieur.
Comme vous le savez, nous sommes de nombreux habitants de la région à vouloir s'opposer à l'implantation de nouvelles centrales éoliennes en Charente Limousine,et notamment à SAULGOND et SAINT CHRISTOPHE.
En tant que médecin du secteur ,on m'a demandé de vous alerter sur les problèmes médicaux engendrés par les éoliennes. Ces problèmes,bien que niés ou passés sous silence par les promoteurs de ces centrales, existent bel et bien. Ils ont été regroupés sous le terme de syndrôme éolien,décrits et constatés par de nombreux médecins, notamment par le docteur Nina PIERPONT qui a mené une étude sur ce sujet dès 2004. La biologiste et docteur ès sciences Nicole LACHAT a su mettre en évidence la relation qui existe entre les symptômes médicaux et la production d'infrasons.
Les symptômes du syndrome éolien sont:
1- Des maux de tête.
2- Des troubles du sommeil.
3- Des acouphènes.( bourdonnements d'oreilles que la médecine actuelle ne sait pas soigner.)
4- Des vertiges.
5- Des problèmes de concentration et de mémoire.
6- Une irritabilité ou de l'angoisse,voire des syndrômes dépressifs.
7- Une fatigue persistante.
8- De la tachycardie.
De nombreuses communications scientifiques ont été faites sur ce sujet dans divers pays: CANADA, ETATS UNIS, ROYAUME UNI, AUSTRALIE, ALLEMAGNE, etc..., et arrivent toutes aux mêmes conclusions.
En tant que médecin exerçant sur le secteur depuis des années, j'ai constaté une recrudescence de ces symptômes, notamment les troubles du sommeil ,les maux de tête et surtout les acouphènes depuis la mise en service du premier parc éolien de LESTERPS- SAULGOND.
Habitant,moi-même LESTERPS,à proximité de ces éoliennes, je constate que ma femme présente des insomnies, des cauchemars,des maux de tête et des acouphènes depuis la création de ce parc;symptômes qu'elle n'avait pas auparavent et qui disparaissent quand les turbines sont à l'arrêt.
Depuis quelques années, je note une augmentation importante de troubles du sommeil et d'acouphènes ainsi que de céphalées dans ma clientèle.
Il est indéniable que les infrasons engendrés par les éoliennes entrainent des problèmes médicaux chez un certain nombre de sujets.
Il est regrettable qu'aucune étude officielle impartiale n'ait été faite sur ce sujet.
J'ai abordé très succinctement les problèmes médicaux chez l'homme,mais les vétérinaires et les éleveurs ont également constaté l'apparition de maladies sur le bétail.
Je n'aborde pas non plus les dégâts que font ces turbines sur la faune sauvage. (simple exemple: cela fait des années que je n'ai pas vu une chauve-souris à proximité de ma maison.)
Je n'aborde ,pas non plus la dégradation du paysage,qui est une des seules richesses de nôtre région,et qui, jusqu'à présent,était pourvoyeur de tourisme.
Pas plus que la la dévaluation de nôtre patrimoine immobilier qui n'a jamais été prise en considération,ni donc, indemnisée par les promoteurs de ces parcs éoliens.
Pour toutes ces raisons et en premier lieu pour les raisons médicales nous nous opposons fermement à l'implantation de nouvelles éoliennes sur nôtre secteur.
Veuillez agréer Monsieur le Député à l'expression de mes meilleurs sentiments.
Pierre ALLARY, médecin à BRIGUEUIL et habitant de LERTERPS.
 

mercredi 2 décembre 2015

Le monde de demain


Le monde de demain

A la fin du 3° millénaire avant J-C, c’est la maitrise de la fabrication du bronze qui a amené nos ancêtres à quitter l’âge de pierre....et non l'épuisement des pierres.
Depuis, les progrès scientifiques sont exponentiels et dépassent l’imagination.
Le domaine de l’énergie est au cœur de l’évolution de nos sociétés et ne saurait échapper au progrès, malgré la pression de lobbies qui avaient investi dans différentes énergies. 
Ces groupes de pression sont d’ailleurs suffisamment habiles pour anticiper leurs restructurations.

Aujourd'hui, le charbon est désigné, à juste titre, comme l’ennemi N°1 de la planète. 
En tout état de cause, pour les dégâts environnementaux de son extraction, sa pollution au dioxyde de soufre, mercure, monoxyde d’azote, arsenic, plomb ou cadmium, mais également pour ses émissions radioactives qui seraient bien supérieures à celles d’une centrale nucléaire.

Pour les énergies de demain, la France participe au projet mondial ITER qu’elle héberge sur son sol à Cadarache. Quels qu’en soient les résultats, ce projet permettra, à long terme, un bond encore inimaginable dans ce domaine.
Une technologie comparable est développée en Allemagne par l’Institut Max Planck, avec l’utilisation de la technologie Stellarator au lieu du Tokamak d’ITER.

Certains en espèrent une énergie quasi inépuisable et non émettrice de CO2 qui pourrait rendre le charbon obsolète avant 2050.

Après 19 ans de travaux et la réussite de tous ses tests préliminaires, ce "Wendelstein 7-X" de l’Institut Max Planck vient tout juste d’obtenir les autorisations pour tenter une première production expérimentale de plasma.
La question n’étant pas de savoir ce qu’il faut en espérer, mais de s’interroger sur les raisons pour lesquelles cette phase décisive de la recherche sur les énergies de demain n’est même pas mentionnée dans les médias, alors que Paris est au centre des réflexions mondiales sur ce sujet.
Selon la presse russe le lancement de l'expérience aura lieu le 10 décembre.
La COP 21 fermera ses portes le 11.
Des milliards de dollars seront alors engagés dans des technologies promises à une rapide obsolescence.

lundi 30 novembre 2015

COP 21: suicide climatique à l'éolienne



COP 21 : suicide climatique à l’éolienne

Y a-t-il une planète à sauver, en est-il encore temps, y aurait il un plan B ?

Des millions de vies seraient menacées, entraînant les migrations de populations, la généralisation des conflits et des conséquences financières incalculables.
Agir plus tard serait trop tard.

Les émissions de CO2 mondiales devraient être réduites d’urgence sous peine de rendre la situation incontrôlable dès demain.

Et si on s’attaquait réellement aux émissions de CO2 ?

Si tel est l’enjeu, est il bien raisonnable de détruire le pôle d’excellence français dans ce domaine : celui de production d’électricité.
Et qui plus est, en évoquant notre retard sur l’Allemagne!
Dans cette guerre au CO2, les chiffres sont éloquents 350Mt/CO2 pour l’Allemagne et 19Mt pour la France:

L’exactitude de ces chiffres étant d’ailleurs confirmée par un précédent article : http://lemontchampot.blogspot.fr/2015/11/eoliennes-et-co2.html

Notre système de production d’électricité est 16 fois plus efficace face à l’urgence climatique que le système allemand et n’a plus désormais la moindre réduction d’émission à espérer. 

L’ADEME brandit l’hypothèse de travail d’un mix100% renouvelable en 2050, en reconnaissant bien que « Les mix électriques envisagés restent en effet théoriques, puisqu’ils sont construits ex nihilo et ne prennent pas en compte la situation actuelle ni le scénario pour arriver au résultat. » 

Mais a-t-on réalisé qu’en s’attaquant au parc électrique français, non seulement il n’y avait rien à espérer et tout à perdre, mais que même l'hypothèse hasardeuse de l’ADEME émettrait 33 millions de tonnes de CO2, au lieu des 19 millions de notre parc actuel ?


En reprenant, en effet, les mêmes critères de calculs que ceux indiqués p 23 du bilan 2014 RTE pour les 19 MtCO2, c'est-à-dire 0.98 t/MWh pour les groupes « biogaz, déchets, bois-énergie et autres biocombustibles solides »  nous arriverions, dans ce mix ADEME 100% renouvelable à 33.6 millions de tonnes de CO2 au lieu de 19Mt actuellement.

L'Allemagne développe à marche forcée l’éolien et le photovoltaïque depuis 25 ans. Chaque allemand payera 280€ en 2016 pour les surcoûts de ses énergies renouvelables (EEG).  
Leur parc de production d'électricité reste 16 fois plus émetteur de CO2 que le nôtre et est responsable de la quasi totalité de la différence entre nos 2 pays.

Face à l'urgence climatique, le monde entier a désormais les yeux fixés sur Paris.

Comment justifier, dans le même temps, le développement éolien en France ?



mercredi 25 novembre 2015

Eoliennes et CO2



Eoliennes et réduction de CO2


Selon l’AIE 2015, (fig 9)  l’Allemagne fait partie des 10 pays les plus émetteurs de CO2 de la planète, qui représentent à eux seuls les 2/3 des émissions mondiales (data 2013).
Ses émissions seraient de 759 millions de tonnes (Mt) de CO2 par an, contre 315 Mt pour la France .

Cette différence de 450Mt de CO2 entre nos 2 pays provient essentiellement de nos 2 parcs de production d’électricité, c'est-à-dire, en 2014, à 350 millions de tonnes de CO2 pour le parc allemand contre 19 millions pour le nôtre

En effet, le parc de production d’électricité allemand a produit en 2014 : 118.8 TWh par le charbon (= 114 Mt CO2) + 155.8 TWh par le lignite (= 155.8 Mt CO2) + 5.7 TWh de fioul (= 3.8 Mt CO2) + 61.1TWh par le gaz (= 28.1 Mt CO2) + 43.3 TWh par la biomasse (= 42.4 Mt CO2) +6.1TWh par les ordures ménagères (=5.97 Mt CO2). 
Soit 350.07 Mt de CO2, sans compter les 27 TWh « autres », dont le détail n’est pas donné.

Cette comparaison, pour la même année, est chiffrée, dans les 2 cas, selon les mêmes critères de la p.23 du bilan RTE 2014 et fait comprendre la différence d'émissions totales entre nos 2 pays.  A population égale, au lieu des 80 millions d'habitants en Allemagne et 66 millions en France, il semble même que cette production d'électricité serait l'unique cause d'un tel écart, causé par le parc allemand de production d'électricité, parmi les moins vertueux au monde en raison de son recours massif au charbon/lignite et le français dont les 19 Mt sont d’autant plus marginaux qu’on sait que les centrales thermiques resteront indispensables à la gestion de l’extrême pointe de consommation tant qu’on ne saura pas stocker l’énergie à grande échelle pour un coût acceptable.

Or, donc, quelle est la cible privilégiée de notre effort national en matière climatique ?



Notre production d’électricité ne représente que le quart de la consommation finale d’énergie et nous venons de voir que c'est justement grâce à ses vertus que nous émettons, en tout, deux fois moins de CO2 que l'Allemagne. Et que d'autre part, il serait illusoire d'espérer réduire les émissions de ce parc de façon significative.

Remarquons de surcroît que c'est grâce à tous les autres secteurs, sauf celui de production d’électricité, que l’Allemagne a réduit ses émissions depuis 1990. L’augmentation de production d'électricité, qui est passée en Allemagne, de 549.9TWh en 1990 à 627TWh en 2014, compensant largement la légère réduction du recours au charbon/lignite.
Les chiffres de la Commission européenne confirment d'ailleurs que les émissions allemandes de la rubrique « Public electricity and heat production » sont passées de 335 Mt de CO2 en 1990 à 345Mt de CO2 en 2007, alors que tous les autres secteurs étaient en réduction.
Ce tableau, bien utile pour évaluer l’efficacité des politiques publiques, s’arrête malheureusement en 2007. Ou plus exactement, s’arrêtait, puisque son lien http://ec.europa.eu/energy/publications/doc/statistics/ext_co2_emissions_by_sector.pdf n’est plus disponible.



Mais si l’Allemagne a fait de gros progrès depuis 1990, du moins, dans tous les autres domaines que celui de production d'électricité, en France, les milliards d’euros engagés pour soutenir notre développement  éolien/photovoltaïque ainsi que la restructuration de notre parc électrique en espérant lui permettre de supporter leur intermittence, ne semble pas suivis de grands effets.




Bien sûr, d’autres efforts sont entrepris, notamment dans les économies d’énergie. Et une réduction significative des émissions a ainsi été obtenue, depuis ce tableau de 2010, aussi bien en Allemagne qu'en France, puisque le dernier rapport de l'AIE indique 759 Mt de CO2 en Allemagne et 315 Mt en France. Et les effets de la crise ne sauraient probablement pas être la seule cause de cette réduction.
Mais ne trompe-t-on pas les français en présentant le développement des énergies renouvelables intermittentes comme le symbole de la lutte contre le réchauffement climatique ?
Quand bien même nous saurions stocker leur énergie, nous n’aurions qu’une réduction de 19 Mt de CO2 à espérer de nos éoliennes ou de nos panneaux photovoltaïques.
Pourtant le seul surcoût de leurs tarifs d’achat est estimé par la Commission de Régulation de l’Energie à 3.9 milliards d’euros pour 2016. Cette somme étant à mettre en parallèle avec les 3.7 milliards de baisse de dotation de l’État aux collectivités locales dont on connait les répercussions sur les 15 000 suppressions d’emplois dans les travaux publics.
France Stratégie avait clairement dénoncé l’impact négatif du coût de ce développement sur nos industries, sur le prix de l’électricité et sur la précarité énergétique des plus vulnérables.

La COP 21 donne de la visibilité à l'ambition de notre politique en matière climatique.
Ne brouillons pas le message en nous trompant de symbole. 

lundi 23 novembre 2015

Miracle vert au Costa Rica?



Miracle vert au Costa Rica?
ou comment faire du neuf avec du vieux 

L’évolution de la production d’électricité du Costa Rica ne manque pas d’intérêt.
EDF et Observ’ER en ont publié une analyse.

Cette analyse indique que ses nombreux barrages et sa chaîne volcanique permettent au Costa Rica une hydro-électricité qui représente à elle seule 73% de la production totale et plus de 14% pour la géothermie.
Ces 2 sources d’énergie contribuaient déjà à permettre au Costa Rica d’afficher un taux record de 98,3% d’énergies renouvelables en 2002 sans le moindre panneau photovoltaïque et avec la participation infime de quelques éoliennes.
Depuis 2002, le développement éolien, dont on sait que la production est par nature intermittente, s’est accompagné, sans surprise, d’un développement des énergies fossiles, faisant régulièrement tomber le pourcentage d’énergies renouvelables, de 98,3% en 2002 à 91.4% en 2012.
Parallèlement à ce développement d'énergies intermittentes, les fortes pluies récentes ont rempli les bassins bien au delà des anticipations, permettant d’afficher, depuis 75 jours un taux record de 100% d’énergies renouvelables.
Selon « Le Monde », cela correspond également à 98,7% de production renouvelable entre janvier et octobre. Ce qui, malgré le concours des pluies exceptionnelles ne fait pas une bien grosse différence avec les 98,3% annuels de 2002.

L'annonce du miracle costaricain, bien opportune pour certains industriels à quelques jours de la COP 21, s’accompagne d'éoliennes animées sur Twitter ou d’image de panneaux solaires flambant neuf, sur fond de promesse d’une  production entièrement renouvelable l'année prochaine.
Mais c'est pourtant essentiellement un nouveau projet hydro-électrique qui fait naître cet espoir.
Avouons qu'il est des présentations susceptibles d'entretenir certains amalgames chez des esprits déjà formatés et enclins à confondre durable et intermittent.

L’exemple du Costa Rica est d’ailleurs d’autant moins pertinent qu’on nous avoue, dans ce même article, que sa puissance électrique installée y est désormais de 2885MW pour une pointe de consommation maximum de 1632MW. Soit une puissance de 175% des besoins. Par comparaison, la France, avec un rapport de 130% entre la puissance installée et la consommation maximum est, de loin, le principal exportateur européen. (128GW pour 100GW de pic 2012)

D’où la question subsidiaire de savoir qui a financé le surcoût de la puissance intermittente, éolien/photovoltaïque dont la pertinence reste à démontrer au sein de ce parc déjà excédentaire.
S’agit il des fonds verts des pays de l’annexe B du protocole de Kyoto qui alimentent les dépenses liées aux mécanismes de développement propre (MDP) des « pays en développement », s’agit il des impôts du peuple costaricain... ou bien d’un peu des deux ?