lundi 27 avril 2015

Le temps des promesses



Les promesses n’engagent que ceux qui y croient :

Il y a un peu plus d’un an, le Commissariat général à la stratégie et à la prospective écrivait, dans son analyse de la crise du système électrique européen :

« Si l’UE souhaite continuer sur la voie d’un développement rapide des énergies renouvelables actuelles, alors il sera nécessaire de mettre en place des subventions permanentes pour ces technologies et de développer des marges de capacité plus importantes pour répondre à l’intermittence. L’UE devra accepter le fait qu’elle n’accueillera pas d’industries fortement consommatrices d’énergies et que les consommateurs devront faire face à des factures d’énergie élevées. »
                                                                                                                                                  Pourtant, France Energie Eolienne (FEE) vient d’assurer que les éoliennes permettraient des économies à partir de 2025.
En 2007, la filière professionnelle évoquait déjà, devant le Sénat, la contre partie d’un effort supplémentaire de soutien aux énergies renouvelables qui permettrait des économies au consommateur à partir de 2015, ou même plus tôt encore, selon l’évolution du marché.

(….-« tablant sur une augmentation régulière des prix de 5 %, la contribution à la CSPE s'avère positive jusqu'en 2015. Les consommateurs seront donc obligés de payer plus cher pour le développement de l'éolien. Ensuite, la contribution devient négative. Les producteurs éoliens génèrent alors une rente pour la collectivité » 

Mme Nicole Bricq – « Vous considérez donc que vous atteindrez le point d'équilibre en 2015. »
…. – « Tel sera le cas si l'hypothèse d'une augmentation régulière de 5 % du prix se vérifie. Si les tarifs augmentent plus vite, l'équilibre sera atteint plus tôt. Si le chiffre réel est inférieur, ce moment sera retardé. En réalité, le point d'équilibre varie beaucoup en fonction des prix. » )
Dans son avis défavorable au tarif d’achat éolien de 2008, la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) ne l’entendait déjà pas de cette oreille et remarquait, en toute logique, que l’éventualité d’une diminution des charges grâce aux éoliennes n’est que théorique, puisqu’en cas de coût éolien inférieur au marché, leurs producteurs vendraient leur électricité éolienne directement au prix du marché et n’auraient donc aucun intérêt à conserver leur tarif d’achat devenu inférieur.
La question, bien entendu, ne se sera donc pas posée puisque le cout du soutien à ces énergies n’a cessé d’augmenter de façon exponentielle depuis la « prophétie » de 2007. Et ce point d’équilibre annoncé ne fait que s’éloigner, en raison d’un dérapage sans précédent de la CSPE, (+700% depuis 2007), les énergies renouvelables représentant plus de 60% de cette taxe depuis 2013, avec 860 millions d’euros pour le seul tarif d’achat éolien en 2014, soit une aide moyenne 2014 de 100 000 euros pour chacun des 8500 MW éoliens présents sur le territoire. (moyenne de 8500 MW sur 2014)


(CRE évolution CSPE)

Mais les plus gros surcouts de l’éolien ne sont pas là, mais dans les couts collatéraux provoqués par son intermittence. Celle-ci augmente les fluctuations du cours du marché de gros et favorise son effondrement, pour le plus grand bénéfice des traders en électricité (voir 45° seconde de la vidéo explicative) et non du consommateur pour lequel le prix de détail s’envole. Les moyens conventionnels, indispensables à la sécurité d’approvisionnement, devront, pour cette raison, être subventionnés pour éviter leur disparition.
De l’argent public doit être injecté dans le mécanisme de capacité, nouvelle bourse d’échanges concernant également le mécanisme d’effacement dont l’ objet est de permettre des délestages volontaire quand l’alimentation n’est pas suffisante et dans lequel le « retour des affairistes » est déjà dénoncé.
Des milliers de kilomètres de lignes supplémentaires et de développement de Smart Grids seront également nécessaires pour tenter de contenir les risques de ruptures d’approvisionnement liés au développement des énergies intermittentes.
Il aurait pourtant semblé logique que la part de ces surcouts liés à l’intermittence soit assumée par ceux qui les ont provoquée.

De nouveaux traders prennent place entre le producteur et le consommateur, entre le marché de gros et le prix de détail qui monte d’autant plus que celui de gros s’effondre.

Bien sûr qu’une éolienne, sans subvention, peut être rentable quand il y a du vent.
Et c’est même pour ça que le consommateur doit s’attendre à voir le prix de détail s’envoler.

jeudi 23 avril 2015

Un nécessaire amendement




Un nécessaire amendement

En mai 2014 J.Mikolajczack et al publiaient:

L'étude portait sur 40 oies de 5 semaines séparées en 2 groupes, l'un à 50m et l'autre à 500m d'une éolienne de 2MW (Vestas).
L'étude met en évidence une augmentation progressive du taux de cortisol sanguin pendant les 12 semaines de l'expérience, ainsi qu'une croissance ralentie et prise de poids moindre (jusqu'à 10% de moins.)

Le taux de cortisol triplait dans le groupe situé à 50m et doublait dans celui situé à 500m.
Sans surprise, l'étude conclut à l'insuffisance de la distance de 500m.
La valeur de la pression acoustique, mesurée en dB linéaires, afin de prendre en compte les infrasons, était de 80dB à 500m.



Le cortisol est une hormone d’adaptation au stress. Son dosage sanguin sert de marqueur de ce stress.                                                                                                                                                  A.Salt a montré que les infrasons sont transmis au cerveau et maintiennent l’organisme en état d’alerte physiologique, même pendant le sommeil.



Cet état d’alerte permanente semble responsable de l’augmentation du cortisol.

Le rôle du cortisol est capital dans plusieurs métabolismes.
Son augmentation entraine:
hyperglycémie et hyperinsulinisme (diabète), élévation du cholestérol et des triglycérides, la rétention de sel et la perte de potassium et de calcium dans les urines, inhibition de la croissance par action sur le cartilage, favorise les thromboses, favorise les infections, augmente les facteurs de risque cardio-vasculaires et peut entraîner ou aggraver un ulcère.

Le code de santé publique est donc bien insuffisant pour la protection sanitaire des oies, puisqu’il mesure la pression acoustique en décibels pondérés (dBA) qui ne tiennent pas compte de l’importance des infrasons mesurés dans cette étude et responsables du stress des volatiles. 

Cette étude met en évidence la nécessité d'une distance minimum de 1000m entre les éoliennes et tout élevage d'oies.   
                                                                           
Ne revenons pas sur la protection des riverains, puisque l’arrêté du 26 aout 2011 dispense les éoliennes du simple respect du code de santé publique.




lundi 20 avril 2015

Bruit éolien

Bruit éolien: 
(sans préjudice du problème lié aux basses fréquences, infrasons et vibrations)



Le bruit, avec plus de 10 000 décès prématurés par an est la 2° cause sanitaire environnementale. (European Environnement Agency, report 10/2014).


Selon l'épidémiologiste Carl V Phillips, des milliers de publications rapportent les effets sanitaires du bruit éolien. Il considère que la seule attitude responsable consiste à les quantifier et de cesser de prétendre qu'ils n'existent pas.
Rappelons que c'est également la demande de l'Académie de Médecine qui, depuis 2006, réclame vainement qu'une étude épidémiologique soit menée!
Aucune étude ne nie d'ailleurs les innombrables plaintes de riverains, seule, la nature du lien de cause à effet semble faire débat.
Nous ne traitons pas ici des effets sanitaires des infrasons éoliens, déjà étudiés dans d'autres articles. Rappelons que le rapport AFSSET 2008 en évoquait le risque potentiel en avertissant de la  nécessité d' une étude spécifique. (p7/7)
Les manifestations cliniques des effets sanitaires néfastes du bruit sont clairement décrites et abondamment documentées, notamment dans les annexes de "Nightnoise Guidelines for Europe" de l'Organisation Mondiale de la Santé.

La mise en examen de M.Aubry, dans l'affaire de l'amiante vient d'être définitivement annulée.
La justice a considéré que les connaissances scientifiques de l'époque ne permettaient pas d'en supposer les effets sanitaires. 
En effet, la justice, en pareil cas, ne se contente pas de savoir ce que contenaient les dépliants publicitaires de la filière ou les études payées par elle, pour dégager la responsabilité pénale de quiconque aurait affirmé à des victimes potentielles qu'aucun effet sanitaire n'était à craindre.

Précisons donc quelques faits concernant le seul bruit audible des éoliennes.....
La puissance acoustique d'une éolienne est de 104dBA pour une machine de 2MW
et 107dBA (à 8m/s) pour 3MW  
Quand on parle d'une éolienne qui fait 45dBA, soit le bruit d'un lave vaisselle, il s'agit de la comparaison entre une éolienne à une certaine distance et un lave vaisselle contre lequel serait notre oreille.
Il ne s'agira pas, bien entendu, du bruit d'un lave vaisselle sur le site de l'implantation de l'éolienne.
Cela va sans dire. 
Mais cela va encore mieux en le disant.

Le laboratoire de recherche sur les énergies renouvelables du Massachusetts en indique la courbe de propagation, dans "Wind Turbine Acoustic Noise" (pour une source, à l'époque (2006) de 102dBA):


Les éoliennes modernes entrainent donc une majoration de cette prévision de 2dBA pour une 2MW actuelle (104dBA) et 5dBA pour une 3MW (107dBA), soit 35dBA à 950m alors que le code de santé publique caractérise l'infraction de l'émergence excessive dès le seuil de bruit ambiant de 30dBA (Article R1334-32).
Les éoliennes sont dispensées du respect de ce code depuis l'arrêté du 26 aout 2011 (art 26) et autorisées à porter seules le bruit ambiant à 35dBA.

Si les éoliennes ne risquent pas d'entrainer de problème de santé publique, pourquoi a-t-il été nécessaire de les dispenser du respect du code de santé publique?

De plus, la particularité du bruit éolien est son caractère impulsionnel, au rythme des pales devant le mat. Telles des gouttes dans un lavabo dont la répétition peut exaspérer certains riverains.
Lorsque les pales de 2 éoliennes passent devant le mat en même temps, le bruit peut se trouver accru (+3dBA) pendant toute la période de leur synchronisation, puis ces 3dBA supplémentaires disparaissent, pour réapparaitre dans la période de synchronisation suivante. Certaines conditions météorologiques pouvant favoriser la propagation de ces sons.
Ce caractère particulièrement intrusif du bruit éolien n'est pas contesté, pas même par le rapport AFSSET 2008 qui le reconnait p 82 en se référant aux études de Miedema et Vos.



Chaque biennale internationale Wind Turbine Noise en rappelle la réalité, chaque congrès Internoise en apporte de nouvelles preuves.


Il est aisé d'affirmer que les éoliennes seraient inoffensives en évoquant une absence d'effet sanitaire recensé, après avoir nié cette responsabilité en se référant à l'innocuité des éoliennes qui prouverait que les effets sont psycho somatiques.
Ce raisonnement par l'absurde reste fort peu scientifique.


Quelques témoignages de ce seul volet audible...














  A Louvrechy, 39 foyers se plaignent du bruit, une plainte a été déposée pour atteinte à la santé. https://www.youtube.com/watch?v=Lby5BtAKlow
A Ally la « quasi-totalité des personnes interrogées par la Ddass se sont plaintes du bruit en extérieur » http://ventsdauvergne.free.fr/c43006/c43006.html
L’attestation de l’Abbé Roze est édifiante http://environnementdurable.net/documents/html/bellot.htm

Ainsi que le témoignage du médecin de Mercoeur (10, Corrèze) https://www.youtube.com/watch?v=GTo6cm9emU4

Témoignage du médecin de Brigueil
http://lemontchampot.blogspot.com/2015/12/temoignage-medical.html

Témoignages dans le Cantal https://www.youtube.com/watch?v=VPxaoiN-wGs

Les procédures de bridage et de contrôle ne résolvent pas les graves problèmes qui exaspèrent les riverains:

http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Communes/Coulonges-Thouarsais/n/Contenus/Articles/2015/02/11/Riverains-d-eoliennes-en-colere-2218238 

Site regroupant des témoignages: http://fr.friends-against-wind.org/testimonies
Les attendu du TGI de Montpellier rapportent les témoignages de voisins devant huissier.
Ces témoignages sont d'autant plus révélateurs que ces "témoins" n'osaient même pas se plaindre!
« Attendu que commis par ordonnance sur requête du président du tribunal de grande instance d’Arras en date du 25 mars 2011 pour procéder à des auditions l’huissier de justice M Bussy a reçu entre le 25 mars et le 16 mai 2011 le témoignage de divers habitants du village de Flers lequel se trouve plus éloigné des éoliennes des Boubers et de Tambour que le château des demandeurs lui-même et dont les habitants subissent donc un préjudice moindre que les occupants du château ;
Que 18 des 26 personnes interrogées qui déclarent subir un préjudice (lequel à raison de l’éloignement plus grand est nécessairement moindre que celui des demandeurs comme déjà indiqué) ont parlé de bruits permanents consistant en ronronnement et sifflements, audibles même à l’intérieur de leur maison et obligeant à hausser le son de leur télévision voire à construire une véranda et à fermer les volets, la fermeture des volets constituant également une protection contre le crépitement des flashs toutes les deux secondes et qui sont permanents de jour comme de nuit
(………..) En deuxième lieu un préjudice auditif dû au ronflement et sifflement …obligeant à une protection élémentaire contre le bruit et créant un trouble sanitaire reconnu par l’Académie nationale de médecine…..
En troisième lieu et surtout un préjudice d’atteinte à la vue dû au clignotement des flashs blancs et rouges toutes les deux secondes de jour et de nuit créant une tension nerveuse ….même en admettant, comme soutenu en défense qu’il soit situé à 3.3km du château cause, à ce titre un préjudice supérieur à celui de Boubers du fait de sa localisation en face du château et non sur son aile
Attendu que cet ensemble de nuisance de caractère inhabituel permanent et rapidement insupportable crée un préjudice dépassant les inconvénients normaux de voisinage, constituant une violation du droit de propriété….. »
(Ces témoignages figurent déjà dans un précédent article) 

Edifiant sondage canadien : http://www.lanouvelle.net/Actualit%C3%A9s/2015-10-06/article-4301375/Pres-de-30-des-residents-sondes-genes-par-le-bruit/1

Expertise judiciaire établissant la responsabilité des éoliennes...sur la santé des vaches !  
http://www.courrier-picard.fr/region/picardie-des-eoliennes-tueuses-de-vaches-ia0b0n643642

..............
Selon l'épidémiologiste Carl V Phillips, des milliers de publications en rapportent donc les effets sanitaires, telles que celle de Krogh, CME, Gillis, L, Kouwen, N, and Aramini, J, (2011), publiée dans la revue scientifique:
http://bst.sagepub.com/content/31/4/334
et dont un extrait est reproduit ci dessous relatant, pour une même province, 135 cas de dépressions, migraines troubles du sommeil, problèmes d'audition, acouphènes, anxiété, stress, fatigue excessive, palpitations....












dimanche 19 avril 2015

Infrasons éoliens:leur mécanisme

Mécanisme des infrasons éoliens

Voilà bientôt 2 ans, le journal officiel des médecins canadiens préparait ceux-ci à être confrontés à une augmentation significative de l’incidence des éoliennes sur la santé de leurs patients.

Il y a 6 mois, la Royal Society of Medicine publiait une étude permettant d’aider les praticiens à établir le diagnostic des effets sanitaires néfastes de ces éoliennes, les patients n’étant pas toujours conscients des raisons de leurs symptômes. Un rayon de 10km y était retenu. Bien que leur étiologie n’était pas l’objet de l’étude, cette distance, ainsi que les symptômes décrits, évoquent la responsabilité des infrasons dans la survenue de nausées migraines vertiges acouphènes, troubles du sommeil, pression dans les oreilles, tachycardie…. L’« Officiel Prévention » de février a publié une description de ces effets délétères d’une exposition régulière aux infrasons. Les éoliennes étant mises en cause parmi leurs sources potentielles. Une exposition de longue durée y étant en effet décrite comme pathogène, même pour une intensité faible à modérée. L’article en décrivait les symptômes, strictement identiques à ceux de la Royal Society of Medicine concernant l’exposition aux éoliennes.

Lire la suite dans Économie Matin........

samedi 18 avril 2015

Le risque de black out


Electricité : le système européen est en crise

Dans son nouveau cadre d’action, la Commission européenne vient clairement de se recentrer sur l’ « urgence climatique » et érige en priorité absolue les réductions d’émission de CO2 et non plus le développement d’hypothèses qui étaient supposées y parvenir.

Pourtant, notre transition écologique concentre le plus gros de ses moyens contre les 5% des émissions de CO2 nationales que représente le secteur électrique et s’échine à restructurer son parc de production, déjà l’un des moins émetteurs de CO2 d’Europe, plus de 90% de son électricité en étant exempte.
L’ADEME vient même de rendre un rapport prétendant établir la crédibilité de 100% d’électricité d’origine renouvelable.

jeudi 16 avril 2015

Projets participatifs


Projets éoliens participatifs : la double peine

Publié le dans Bourse et investissements, Monnaie et finance

Par Jean-Pierre Riou.
rené le honzec éoliennesLes incidences néfastes des projets éoliens sur la qualité de vie des riverains font désormais l’objet d’une abondante documentation. L’avenir de cette filière est remis en cause par les règles de la concurrence imposées par la Commission européenne, mais surtout, par l’émergence de technologies nouvelles exemptes du pêché capital d’intermittence et susceptibles de les disqualifier définitivement. L’acceptabilité sociale comme la défiance de cette technologie qui dépend des aléas du vent sont de nature à compromettre les nouveaux projets ainsi que leur financement.

Lire la suite dans Contrepoints.........

vendredi 10 avril 2015

Eoliennes mythes et réalités




Eoliennes, mythes et réalités

Des experts comme le Commissariat général à la stratégie et à la prospective, la Cour des Comptes, l’Académie des Sciences, l’Académie de Médecine ou la Direction générale « Entreprise et Industrie » de la Commission européenne ont clairement mis en évidence les couts contre productifs du développement des énergies intermittentes, au détriment de l’essentiel, son inefficacité en regard des objectifs qui lui étaient assignés sur le climat et la menace qu’il fait peser, à la fois sur la reprise économique européenne et sur la sécurité d’approvisionnement énergétique.

Dans le cadre d’une consultation nationale, les affirmations fantaisistes d’une campagne publicitaire d’une ampleur inédite, en faveur des énergies intermittentes, auraient dû être mises en parallèle avec les faits concernant :

1)      La maîtrise du réchauffement climatique
2)      L’alternative au nucléaire
3)      La maîtrise des coûts
4)      L’indépendance énergétique
5)      La protection de l’environnement                                                                                              

1) C’était annoncé, par des études comme celle de Civitas, prévu par France Stratégie, c’est désormais confirmé par les chiffres : les éoliennes n’ont permis quasiment aucune réduction d’émission de CO2, même pour des parcs électriques très émetteurs comme celui de l’Allemagne, dont les émissions restent, grosso modo, les mêmes qu’en 1990, où elles étaient de 335millions de tonnes.
Cette restructuration est d’autant plus inutile en France, que notre parc de production d’électricité n’en émet déjà pratiquement pas, plus de 90% de sa production en étant entièrement exempte.

2) Le charbon/lignite, avec 44% de la production reste le principal combustible utilisé pour l’électricité allemande. Le nucléaire ne représentant que 6.8% de sa puissance totale installée (contre 48.9% en France, sa disponibilité ayant fourni 77% de la production française en 2014).

Pourtant, entre fin 2011, année de Fukushima, et fin 2014, malgré plus de 10000 MW éoliens supplémentaires installés en Allemagne, soit plus que toutes les éoliennes de France, pas le moindre MW nucléaire n’a été arrêté et 3500 MW de charbon supplémentaires ont été implantés, soit la puissance de 3 réacteurs nucléaires. …pour une production totale strictement équivalente de 614 TWh (contre 613 TWh en 2011).
Ce sont les centrales à gaz, les plus propres, qui ont été pénalisées par l’intermittence imposée par les renouvelables avec une production de 27.8 TWh en 2014 contre 86.1 TWh en 2011.
Malgré les subventions visant à leur interdire de fermer leurs portes et laisser le pays dans le noir quand le vent tombe, Eon menace aujourd’hui de faire un recours en justice pour obtenir le droit de fermer sa centrale à gaz d’Irshing, cycle combiné (CCG) ultramoderne et non polluante.

Le niveau actuel de 23 milliard d’euros de surcout annuel du tarif d’achat d’électricité renouvelable allemande n’aura pas permis la moindre réduction de CO2 tout en entrainant un risque sur la sécurité d’approvisionnement dont la France reste la principale garante.

3) Cette intermittence entraine la nécessité de restructuration du réseau européen pour 700 milliards d’euros selon le rapport Derdevet. Si une partie de cette somme concerne le remplacement de certaines lignes, il y est indiqué que 50110 km de nouvelles lignes haute et très haute tension sont rendues nécessaires par le développement des énergies renouvelables. Ces couteuses interconnexions sont réputées tirer parti du foisonnement des vents européens.
Ce foisonnement est pourtant un leurre, comme l’atteste la production éolienne européenne. Son intérêt immédiat restant de mutualiser la fragilité provoquée par l’excès d’intermittence allemande ou espagnole.



Les nouvelles lignes directrices de la Commission Européenne demandent que les énergies renouvelables intègrent progressivement le marché de l’électricité dans le cadre d’une loyale concurrence. La maturité à laquelle est parvenue la filière éolienne devant permettre de la dispenser désormais de toute aide d’État.
Les récentes avancées technologiques portant à croire que les énergies de demain ne seront plus intermittentes, pour justifier de son intérêt, l’épiphénomène des énergies intermittentes doit assumer seul les interconnexions qui lui sont nécessaires, ainsi que le cout prohibitifs des mécanismes de capacité, d’effacement et de stockage dont il est responsable.

Parvenues à la maturité technologique, les filières intermittentes ne peuvent prétendre à une compétitivité quelconque si toutes les infrastructures sont financées par la collectivité pour permettre à leur « cout marginal » nul et capricieux de compromettre tout notre système électrique.

4) Quelle que soit la puissance intermittente installée, les caprices météorologiques entraineront l’obligation de conserver l’équivalent de la puissance totale en centrales pilotables, qui nous laisseront, plus sûrement encore, dépendants des énergies fossiles afin de contrebalancer les 20% de taux de charge maximum des énergies intermittentes. Le privilège  de leur cout marginal nul ayant dissuadé le développement de toute nouvelle technologie.

5) L’industrialisation et la banalisation du patrimoine paysager national s’accompagne d’une destruction significative de l’avifaune, mais surtout, d’une détérioration du cadre de vie des zones rurales, échangé contre une maigre contrepartie financière, par rapport au surcout supporté par tous.
Les effets sanitaires néfastes du bruit des éoliennes étant pudiquement occultés, alors que leur bruit ne respecte même pas le code de santé publique. On sait pourtant que le bruit est la 2° cause sanitaire environnementale en Europe avec 10 000 décès prématurés par an. (European Environnement Agency, report N°10/2014)

vendredi 3 avril 2015

Glossaire vert



La COP21 2015 arrive !

Petit Glossaire vert de B à Z pour briller dans les salons


Bafin : Autorité de supervision financière allemande pressentie pour interdire les placements à haut risque (voir projet participatif, ou Prokon)

Battements : accroissement du bruit (+3dB ) provenant de l'entrée en phase de 2 éoliennes et qui entraine le réveil. (A noter : leur disparition n’entraine pas le sommeil)

Bruit d’une éolienne : valeur approximative de sa puissance sonore audible quand on est assez loin. S’exprime en dBA(en gros 35dBA). Ne pas confondre avec la puissance sonore réelle indiquée sur sa fiche technique (entre 104dBA et 108dBA)

Capacité (mécanisme de) : argent public destiné à subventionner les centrales pilotables quand le vent souffle, pour éviter qu’elles soient fermées quand le vent tombe

CO2: valeur d'échange internationale permettant le transfert de fonds des plus pauvres vers les plus riches (d'après Benny Peiser dans the Australian)

COP21 : 21° Conférence des Parties qui se tiendra à Paris en 2015. Confère un statut imposant aux Parties concernées qui se réunissent pour déterminer la ligne rouge que le climat ne doit pas franchir d’ici 2100 au lieu d’avoir à répondre sur celle du chômage ou de l’alimentation en eau potable

Croissance verte : accélération des délocalisations industrielles en raison de la hausse du cout de l’énergie (voir avertissement rapport CGSP)

CGSP (Commissariat général à la stratégie et à la prospective) : organisme d’État qui aura prévenu

CSPE (Contribution au service public de l’électricité) : Taxe chargée de rembourser EDF de la différence entre le TAO du MWh éolien et le service réellement rendu, ou « coût évité » (860 millions d'euros en 2014 pour les éoliennes).

dBA ou dB(A) : mesure du bruit en décibels pondérés (A) en fonction de l’audition, c'est-à-dire sans prendre en compte les basses fréquences qui représentent le caractère le plus dérangeant du bruit éolien

Démantèlement : opération couteuse (surtout pour un particulier) qui ne laisse qu’un millier de tonnes de béton armé et de câbles dans le sol. En fin de contrat, l’exploitant a l’obligation de l’assumer chaque fois qu’il est encore là

Durable : qualificatif employé pour désigner les énergies qui ne durent pas en raison de leur intermittence

Ecologiste : personne résidant loin des éoliennes, souhaitant en récupérer les taxes et pestant contre les Nimbys

Effacement diffus (mécanisme d’) : argent public employé à permettre la coupure de l’alimentation de certains consommateurs quand il n’y a plus assez de courant pour tous

Eolien: croyance moderne liée au vent.

Eolistes: croyance ancienne liée au vent. 
Selon Swift (La pensée vive: Essai sur l'inspiration philosophique) les éolistes étaient les inspirés et leurs prêtres de la capture rituelle des vents du Dieu Éole. (Le postérieur relié par un "tuyau secret" avec le fond d'un tonneau qui contient les effluves précieux, ils parviennent à s'enfler immédiatement jusqu'à prendre la forme et le volume du réceptacle". Ils exhalent alors des "rots inspirés" sur leurs disciples pantelants".) 
D'après Swift, leur inspiration faite de "courant d'air" permettait d'accéder à une extase spirituelle.

Flexibilité : mécanisme du protocole de Kyoto permettant de bruler du charbon à un endroit grâce aux droits (UCRE) provenant d’un projet vert à un autre endroit

Foisonnement des vents : expression (élégante) destinée à éviter d’évoquer que le taux de charge éolien français fluctue dans une échelle supérieure à 1 à 100

Gisement éolien : masse d’air surplombant n’importe quelle région

IFER (imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau) : sorte de leurre  (voir retombées fiscales)

Infrasons : souvent annonciateurs de cataclysmes tels que tremblement de terre, tsunami, orages…mettant en état d’alerte physiologique et permettant une fuite anticipée aux animaux. Ils peuvent être provoqués artificiellement par des grosses machines en rotation (INRS) et provoquer des nausées (Gavreau).  Leurs fréquences sont inaudibles (moins de 20Hz). Une exposition prolongée aux infrasons serait nocive (Officiel Prévention).
Le fait qu’on n’entende pas non plus ceux des éoliennes est réputé prouver leur innocuité

Linky : dispositif à 5 milliards d’euros développant des compteurs, bientôt obligatoires, qui permettront le mécanisme d’effacement

Lobby anti éolien : ensemble de personnes qui dépensent leur temps et leur argent à éviter d’être spoliés

MDP (mécanisme de développement propre) : mécanisme de flexibilité permettant de prolonger un développement sale (voir UCRE)

MWh éolien : production électrique dépendant des caprices du vent

Nausée : action ou envie de vomir, causée indifféremment par l’effet stroboscopique, le mouvement des éoliennes dès qu’on arrête de les fixer ou, selon certains auteurs aux fréquences inférieures à 1Hz. Les écologistes parlent de l’effet nocebo

Nimby : de l’anglais : “Not In My Backyard”, (pas dans mon jardin) Personne contrariée par la dévalorisation de son patrimoine, de son cadre de vie et de sa santé, sans le moindre dédommagement

Nocebo : (du latin « je nuirai ») : Effet psychologique accentuant les symptômes. (Exemple: la cagoule du bourreau)

Parc éolien : effet placebo sémantique permettant de promouvoir une centrale électrique industrielle utilisant la force mécanique du vent

Placebo (du latin « je plairai ») : Effet contraire de nocebo, popularisé par le Dr Coué. (Exemple : compter les pièces que ça rapporte quand les ronflements des éoliennes vous réveillent)

Projet participatif : dispositif placebo destiné à faire accepter les effets collatéraux d’une zone industrielle sans emploi. On appelle dispositif nocebo un projet participatif qui disparait (Prokon)

Prokon : installateur d'éoliennes allemand dont la faillite, selon le Monde, aurait plumé 75 000 petits épargnants attirés par l'éthique du placement

Réchauffement: élévation de température prévisible avec précision au maximum quelques dizaines d'heures auparavant et/ou au minimum quelques dizaines d'années auparavant. Entre ces deux extrêmes on parle de tendances, accompagnées d'indice de confiance, afin de préparer la prévision suivante.

Réflexions parasites : interférences de la réception TV avec la fréquence modulante parasite des éoliennes. Permet de vérifier le bon fonctionnement des éoliennes sans avoir à ouvrir les volets

Retombées fiscales : perception, par la collectivité d’une taxe (IFER) d’ 1/7 de la somme prélevée à la collectivité par la CSPE (sauf lorsque cette taxe est doit être reversée au titre du FNGIR ou entraine des réductions de rentrées fiscales)

Servitudes : Freins de nacelle, hacheurs et onduleurs de puissance, extracteurs, système de refroidissement hydraulique…qui doivent fonctionner en permanence, même par vent insuffisant

Soutirage : prélèvement sur le réseau de l’énergie nécessaire aux servitudes de l’éolienne ou au mouvement de ses pales dès que le vent est inférieur à 4m/s

Stroboscopique (effet) : éclairage intermittent dû au passage des pales entre le soleil et le riverain. Permet de surveiller le mouvement de l’éolienne même en lui tournant le dos. (voir réflexions parasites)

Swish : Bruit familier, voire répétitif,  pour les riverains d’éoliennes chaque fois qu’une pale passe devant le mât

TAO : tarif d’achat obligatoire. Actuellement de 90.6€/MWh pour l’éolien selon la délibération de la CRE

Tarif export : prix moyen des exportations d’électricité (33.2€/MWh en 2014) (Remarque : en vrai, ce n’est pas le terme consacré, c’était juste pour le mettre en dessous du TAO)

Taux de charge ou facteur de charge : rapport entre la puissance ou la production maximale et la puissance ou la production effective. (23% en moyenne en France)

Temps de fonctionnement : % de temps pendant lequel l’éolienne a tourné. Certaines raisons comme la nécessité de lubrification permanente ou l’image marketing entrainant des taux supérieurs à 90%. A ne pas confondre avec le taux de charge, puisque l’éolienne peut tourner comme un ventilateur en soutirant son énergie du réseau

THT : lignes très haute tension à l’origine d’une polémique sur l’esthétique comparée. Elles auraient l’avantage d’être 3 fois moins hautes que les éoliennes et de ne pas être en mouvement permanent. La pénétration des énergies intermittentes devant entrainer 50 110 km de lignes HT et THT en Europe pourrait satisfaire tout le monde   

Transition énergétique : transition sémantique de l’expression originale et porteuse de promesses « transition écologique », permettant de concentrer les finances publique dans une politique désastreuse pour l’économie

UCRE unité certifiée de réduction d’émission : quantité de CO2 supposée avoir été évitée dans un pays qui permet de l’émettre avec certitude dans un autre

Valorisation des territoires : transformation d’un cadre rural authentique en site industriel sans emploi désaffecté par le tourisme.

Zone favorable à l’éolien : secteur n’étant pas exclus par les vols militaires à très basse altitude. (Ne pas confondre avec les zones ou il y a du vent. 4m/s à 100m pouvant permettre une » zone favorable à l’éolien » bien qu’insuffisant pour faire tourner les pales)